Définition d’un produit bio

Définition d’un produit bio, Qu’est-ce qu’un produit bio ?

Face à la valse des étiquettes, on est en droit de se poser la question et de s’interroger sur le bien fondé de cette appellation. Il faut en réalité faire la distinction entre la qualité des différents labels et comprendre ce qu’ils incluent.

Une production issue de l’agriculture biologique

Pour qu’un produit soit considéré comme « bio », il doit être issu de l’agriculture biologique. Cela est possible en alliant la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles dans le cadre du développement durable, et que le bien-être animal lorsqu’il est concerné.

le bien-être animal et l’Europe:

Pour exemple, la justice européenne a définitivement refusé tout label bio au halal, considérant que cette pratique sans étourdissement ne respecte pas les « normes les plus élevées de bien-être animal ». En d’autres termes, faire souffrir à dessein les animaux n’est pas compatible avec le bio.

De la même façon les œufs ne peuvent prétendre au label bio que dans des conditions d’élevage qui respectent les poules et qui sont précisément codifiées.

Les produits concernés par le label bio

Toutes les catégories de produits ne peuvent prétendre au label bio. Celui-ci concerne :

  • les produits végétaux  non transformés : céréales, fruits, légumes…
  • les produits animaux non transformés : œufs, lait…
  • les produits transformés destinés à l’alimentation humaine : pains, fromage, préparations culinaires prêtes à l’emploi…
  • l’alimentation animale : tourteaux de soja, farines non animales…
  • les produits utilisant certains engrais et pesticides d’origine naturelle ;
  • la culture pour la reproduction des semences.

Ils doivent en outre respecter la rotation des cultures pour la préservation et la régénération des sols et recycler les déchets et les rejets organiques.

L’élevage doit être extensif et respecter le bien-être animal. Son alimentation est bio. Les surfaces allouées par animal sont strictement définies, ainsi que les accès à l’extérieur et une certaine mobilité. Les méthodes de soins et les antibiotiques sont réglementés et l’éleveur doit privilégier les médecines douces.

La biodiversité prend en compte la culture et l’élevage d’espèces variées et le respect de l’environnement par le maintien ou la plantation de haies.

Pour qu’une exploitation agricole conventionnelle devienne une exploitation biologique certifiée, le délai peut atteindre jusqu’à trois ans.

Les produits bio ne peuvent pas utiliser des engrais et pesticides de synthèse et les OGM sont prescrits.

Les différents labels bio

La France compte trois labels bio nationaux : le label bio français AB (et son homologue européen), Nature & Progrès et Bio Cohérence. Vous trouvez ensuite une multitude de labels régionaux, ainsi que le label Demeter qui s’intéresse aux productions agricoles qui répondent aux règles de la biodynamie.

Le label AB est le plus connu et le plus répandu. Il est décerné par le ministère de l’agriculture.

Nature & Progrès est antérieur au label AB et est décerné par une association de producteurs et consommateurs.

Enfin, Bio Cohérence existe depuis 2009 et dépend d’associations qui se sont regroupées à la suite de la baisse des normes du label européen.

Le bio provenant de l’étranger est-il bio ?

Les produits bio importés ne le sont pas aux mêmes normes que les produits français. D’où la colère des agriculteurs français qui estiment qu’ils ne luttent pas à armes égales.

Les abricots séchés de Turquie, les graines de lin de Roumanie, le thé vert de Chine, le lait du Danemark, etc. sont rarement bio selon les labels français. Il est courant de retrouver des pesticides qui non seulement ne sont pas bio, mais sont carrément interdits en France. On trouve aussi une proportion d’OGM qui n’est pas en conformité.

Bio et empreinte carbone:

Enfin, il faut penser au produit selon sa production, mais aussi selon son cheminement. Une mangue du Pérou peut porter une étiquette bio, mais, même si elle a été cultivée dans les conditions les plus écologiques, si l’on considère son empreinte carbone pour traverser l’Atlantique en cargo, on ne peut que remettre en question son appellation.

Il est donc fondamental de privilégier les achats dans un périmètre proche de chez vous, d’où le terme très à la mode de « localisme ». De nombreuses fermes et maraîchers proposent désormais la vente au particulier. Si vous voulez vraiment du bio, cultivez votre propre potager ! C’est bien sûr plus compliqué pour les citadins.

©Santesports.com

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